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Finance : Le sommet du G8 n'enlève aucune incertitude sur la crise des dettes souveraines

Finance : Le sommet du G8 n’enlève aucune incertitude sur la crise des dettes souveraines

La plupart des Bourses européennes sont reparties à la hausse lundi matin après avoir ouvert en léger recul, hésitantes après un sommet du G8 qui a affiché son soutien à la Grèce sans toutefois apporter de réponses concrètes à la crise de la dette.

D 27 mai 2012     H 11:59     A

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Les marchés financiers sont plus que jamais dans l’incertitude. Les suppositions sur la sortie de la Grèce de la zone euro vont bon train. Cependant rien n’est encore figé, la Grèce pourrait bien jouer une partie de quitte ou double àla zone euro. Cette dernière ne souhaitant pas créer un précédent, la Grèce pourrait s’engouffrer dans une partie de bras de fer pour liquider son déficit actuel, afin de repartir d’un meilleur pied.
A ce jour, la situation est sans issue pour la Grèce, condamnée àune faillite àcourt terme.

Désorientés, les places financières rivalisent de positions incertaines. Vers 08H00 GMT (10H00 àParis), Paris prenait 1,03% Francfort 0,66%, Londres 0,58%. Madrid accusait cependant un léger recul de 0,27% et Milan cédait 0,21%.

"Le sommet du G8 n’est pas parvenu àdélivrer de messages rassurants quant aux solutions àprendre face àla crise qui s’abat sur l’Europe", commentaient les analystes de saxo banque.

Les déclarations des dirigeants des huit pays les plus industrialisés, réunis vendredi et samedi àCamp David aux Etats-Unis, en faveur d’un maintien de la Grèce au sein de la zone euro ont toutefois permis àla monnaie unique de se reprendre lundi, après avoir atteint un plus bas vendredi. A 07H42 GMT (09H42 àParis), l’euro valait 1,2782 dollar, contre 1,2773 dollar vendredi vers 21H00 GMT.

Les dirigeants des pays du G8 ont plaidé samedi pour une zone euro "forte et unie", avec la Grèce, et se sont engagés à"encourager la croissance", tout en prenant desmesures contre les déficits, lors d’un sommet dominé par la crise de la dette européenne.

Les électeurs grecs retournent aux urnes le 17 juin, aucun gouvernement de coalition n’ayant émergé après les législatives du 6 mai où les partis pro-austérité ont subi un revers.

Ils ne vont pas "uniquement" voter pour ou contre un parti aux élections du 17 juin mais pour le maintien du pays dans la zone euro, a déclaré dimanche le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.

Les investisseurs craignent une contagion de la situation grecque àd’autrespays fragiles de la zone euro, avec en ligne de mire l’Espagne, dont le secteur bancaire inquiète.

L’Espagne n’a besoin d’"aucun type d’aide extérieure" pour assainir son secteur bancaire, qui croule sous les actifs immobiliers risqués depuis l’éclatement de la bulle, a affirmé lundison ministre de l’Economie, Luis de Guindos.

Le ministre espagnol a par ailleurs estimé lundi que le PIB du pays reculerait encore au deuxième trimestre, d’une ampleur "similaire" au premier, où il avait baissé de 0,3%, ce qui marquait alors le retour de l’Espagne en récession.

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Sur le marché obligataire, les taux d’emprunt de la plupart des pays de la zone euro se tendaient ànouveau vers 9H35 (7H35 GMT), mais assez timidement, après avoir globalement reculé vendredi.

Dans le détail, le taux à10 ans de l’Espagne montait à6,300% (contre 6,245% vendredi àla clôture). Parmi les pays les plus solides, le rendement de l’Allemagne se tendait à1,435% (contre 1,424%) et celui de la France à2,856% (contre 2,844%).

En revanche, le rendement de l’Italie se distinguait et s’inscrivait en légère baisse à5,767% (contre 5,795%).

Lundi, la France prévoit d’emprunter entre 7,2 et 8,4 milliards d’euros àcourt terme, lors d’une adjudication de bons du Trésor à[a[taux fixe]a] et intérêts précomptés (BTF).

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