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Bourse : Paris déstabilisé en fin de séance perd 1,11%

Bourse : Paris déstabilisé en fin de séance perd 1,11%

La Bourse de Paris a perdu 1,11% vendredi, pénalisée en fin de séance par le repli de Wall Street, des incertitudes politiques en Grèce, dans un marché fragilisé par la décision de la banque centrale américaine de resserrer sa politique monétaire.

D 24 juin 2013     H 15:55     A

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A la clôture, le CAC 40 a lâché 40,89 points pour s’inscrire à3.658,04 points, dans un volume d’échanges de 5 milliards. L’arrivée àexpiration de contrats sur options, àl’issue de cette journée dite "des trois sorcières" a étoffé les volumes de la séance.

Après une matinée en hausse, la cote s’est progressivement essoufflée pour s’inscrire franchement dans le rouge dans le sillage du repli de Wall Street.

"L’arrivée àéchéance de contrats sur option à16H00, a également techniquement tiré la cote àla baisse", souligne-t-on chez Meeschaert Gestion Privée.

Hormis ces facteurs techniques, les boursiers ont continué àévaluer l’impact d’un resserrement de la politique monétaire américaine. Ils craignent notamment un assèchement progressif des liquidités sur le marché et une remontée des taux.

En fin de journée, ils se sont inquiétés également d’une instabilité politique en Grèce après l’annonce du départ de la coalition gouvernementale du petit parti de gauche Dimar, a indiqué Yann Azuelos chez Meeschaert Gestion Privée.

Ce parti quitte la coalition après un désaccord avec le chef de l’exécutif dans la crise de l’audiovisuel public déclenchée par la fermeturesans préavis des antennes de la radio et de la télévision publiques la semaine dernière.

"Un accès de nervosité a été noté sur les marchés" suite àcette actualité politique venant de Grèce, a indiqué Unicredit.

"Le marché a tenté de rebondir aujourd’hui, mais sans succès et affiche sa cinquième semaine de baisse d’affilée", fait remarquer le courtier CMC Market.

Les investisseurs ont peur d’une remontée généralisée des taux dans le monde qui va peser sur la croissance des pays émergents déjàfragilisés, indique-t-on chez Pictet.

Depuis jeudi matin, le contexte financier a changé sur les places financières. A l’issue de son comité de politique monétaire, le président de la Fed, Ben Bernanke, a laissé entendre que son institution pourrait bientôt mettre un frein àsa politique ultra-accommodante, sur laquelle les marchés se sont appuyés jusqu’àprésent, parfois pour se hisser vers les sommets.

Pour les analystes de Barclays Bourse, le marché a besoin de trouver un nouvel équilibre et cela va prendre du temps mais "sur le fond, la consolidation actuelle sur les indices va permettre de revenir àl’achat et la tendance reste favorable aux actions".

Dans le climat anxiogène qui prévaut depuis mercredi, les valeurs défensives, peu sensibles àla conjoncture, se sont bien comportées. Ainsi Danone s’est adjugé 2,01% à56,23 euros, Sanofi a gagné 0,39% à77,41 euros, Pernod Ricard a pris 0,37% à85,68 euros.

Les bancaires étaient en repli, inquiètes d’une remontée des taux qui pourrait freiner l’activité économique : Crédit Agricole (-2,28% à6,48 euros), Société Générale (-2,14% à26,95 euros) et BNP Paribas (-2,57% à40,72 euros).

Les valeurs tournées vers les pays émergents et exportatrices étaient pénalisées àl’instar de Hermès (-3,67% à240,1 euros), Saint Gobain (-2,78% à30,58 euros). Alstom a lâché 3,16% à24,94 euros, au lendemain de l’abaissement d’un cran de sa note par l’agence de notation financière Moody’s.

Groupe Eurotunnel a perdu 6,46% à5,13 euros après que la Commission européenne a sommé la France et le Royaume-Uni de faire baisser les tarifs imposés aux trains pour passer dans le tunnel sous la Manche.

Séché Environnement a grimpé de 9,68% à30,82 euros. Le marchésalue sa sortie du capital de la Saur.

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